Ce ne sera pas un jeu facile qui le fonds américain KKR ouvert hier dans le but de lancer une offre publique d'achat amicale sur 100 % des actions de Tim. Ce ne sera pas parce que son offre généreuse - 0,505 euro par action pour une action qui vaut actuellement 0,34 euro, avec un prix virtuel de 46% - impliquerait pertes sèches pour Vivendi et pour Cassa depositi e prestiti, qui sont les principaux actionnaires de la compagnie de téléphone. Et ce ne sera pas parce qu'il reste à voir jusqu'où ça peut aller la neutralité du gouvernement Draghi face à la vente d'un actif stratégique tel que le réseau de Tim.
Mais KKR est trop malin pour ne pas avoir évalué ces incertitudes avant d'annoncer son désir d'OPA. Et il est trop puissant pour pouvoir se permettre d'imaginer une opération qui, nette des incertitudes politiques, aura des coûts élevés. Après tout, la puissance de feu de KKR c'est connu. D'après la reconstitution que Corriere della Sera, le fonds américain, qui est un leader absolu de la finance mondiale, compte plus de 400 milliards de dollars sous gestion, environ 1.500 470 employés et consultants, 20 analystes répartis dans 16 villes et 200 pays qui génèrent près de XNUMX milliards de dollars de revenus chaque année.
Né au milieu de Les années 70 comme fonds vautour, lorsqu'il a été fondé par Jerome Kohlberg, Henry Kravis et George Roberts (d'où l'acronyme KKR), aujourd'hui le fonds est, pour ainsi dire, assainie et fonctionne comme un fonds d'investissement à tous les niveaux. En Europe, il est célèbre pour être devenu le premier actionnaire du plus grand éditeur du Vieux Continent, l'Allemand Axel Springer.
En Italie, KKR a un œil sur Tim depuis un certain temps et est déjà entré dans le réseau FiberCop avec un investissement de 1,8 milliard d'euros qui lui a permis d'acquérir 37,5% de la société du réseau du dernier kilomètre dont Tim conserve 58%. Les conditions du saut qualitatif qu'implique l'Opa Tim étaient donc réunies. Mais entrer dans le jeu, c'est autre chose et prédire comment ça finira n'est pour l'instant qu'un pari qui va certainement chauffer la scène financière et politique italienne.
