Le dirigeant d'Italia Viva, Matteo Renzi, écrit-il au Corriere della Sera pour améliorer la manœuvre budgétaire et baisser les impôts sur le travail de manière plus courageuse, en réduisant davantage le coin fiscal. Sur ce front de manœuvre – affirme Renzi – il y a «juste quelques centimes», 2,7 milliards : trop peu, il faut faire plus.
Mais comment trouver les ressources pour réduire encore les taxes sur le travail sans augmenter le déficit et son rapport au PIB ? Renzi avance deux propositions :
- Réduire les dépenses en biens et services: « J'avais quitté Palazzo Chigi avec des dépenses de biens et services de 135 milliards, qui sont passées à 3 milliards en 150 ans » : trop, il faut couper.
- Remoduler la dette publique, allonger ses maturités. Aujourd'hui – écrit le dirigeant d'Italia Viva – les intérêts de la dette sont « bas, très bas. Mais dans le reste de l'Europe, ils sont même négatifs. Ce qui est une belle opportunité. Il faut remoduler la dette, pas les taux de TVA ».
"La vraie révolution - conclut la lettre de Renzi au Corriere - c'est moins dépenser en biens et services, c'est la restructuration de la dette, c'est vraiment baisser les impôts".
