Les nouveaux signes de faiblesse de l'économie allemande et la montée en flèche du pétrole observées à l'approche d'aujourd'hui ont alimenté unevague rouge sur les marchés européens, qui a enflé dans l'après-midi, notamment à Milan, avec le faible début de Wall Street, quelques heures après la publication du Livre Beige qui pourrait fournir de nouvelles indications sur les prochaines actions de la Fed.
Place Afari est en maillot noir et clôture sur une saine perte de 1,54%, retombant à 28.211 points de base, en raison des ventes sur les banques, à partir de Montepaschi (-5,64%) qui semble en difficulté au tableau d'affichage du nouveau Risque dans le secteur.
Les pertes sont moindres Madrid -0,77% Parigi -0,84% Francfort -0,19% Londra -0,16% Amsterdam -0,22%.
Il brut reprend son souffle et s'échange en légère baisse (Brent 89,94% dollars le baril, -0,1%), après avoir dépassé les 90 dollars hier en raison des baisses prolongées jusqu'à la fin de l'année par l'Arabie Saoudite et la Russie, qui ont ravivé le craintes d'inflation à l’approche des réunions de septembre de la BCE et de la Fed.
Dans cette phase, l'ascension du dollar, tandis que le 'euro reste proche d’une variation de 1,07.
Des tensions sont enregistrées sur le obligations d'État des deux côtés de l'Atlantique.
Pas de signal conciliant de la BCE, alors que les commandes aux usines allemandes baissent. L'OCDE soutient Lagarde
Dans ce contexte, on pourrait peut-être parler de peur de stagflation par les investisseurs, avec une économie qui ralentit et une inflation qui pourrait repartir à la hausse sans jamais vraiment ralentir.
Les nouvelles commandes d'aujourd'hui peuvent contribuer à alimenter cette lecture secteur manufacturier en Allemagne, en baisse de 11,7% en juillet selon l'Office fédéral de la statistique (Destatis), tandis que les réductions de la production pétrolière alimentent les craintes d'une reprise des prix de l'énergie.
En ce qui concerne les banques centrales aujourd'hui, Banque du Canada décidé de maintenir les taux d'intérêt stables à 5%, niveau auquel ils avaient été relevés lors de la réunion précédente et qui n'avait pas été atteint depuis 22 ans, tandis que le Banque centrale de Pologne a décidé d'abaisser le taux de référence principal à 6 %, contre 6,75 % auparavant.
De l'avant BCE les dernières déclarations avant le silence de la presse précédant la réunion (le 14 septembre) ne sont pas encourageantes. Pour le gouverneur slovaque Peter Kazimir, les taux d'intérêt devraient être relevés la semaine prochaine, peut-être pour la dernière fois. Pour le gouverneur des Pays-Bas Klaas Knot "La hausse est une possibilité, pas une certitude", mais "atteindre l'objectif d'inflation de 2% à la fin de 2025 est le minimum essentiel à atteindre". Le gouverneur français François Villeroy de Galhau est convaincu "que nous sommes proches ou très proches du point maximum des taux d'intérêt". Selon le numéro un de la Banque d'Italie Ignazio Visco, la BCE est désormais proche du niveau auquel arrêter la hausse des taux.
L'L'OCDE aux côtés de Christine Lagarde: même si la hausse des taux d’intérêt amplifie les vulnérabilités financières – affirme-t-il – et « commence à peser sur l’économie », la politique monétaire (largement appropriée) « doit réduire l’inflation de manière durable » et les politiques budgétaires des gouvernements « doivent devenir suffisamment restrictives ».
Les rendements augmentent en Euroland
Dans ce contexte, les rendements secondaires augmentent et le papier italien ne brille pas. Le propagation entre les obligations italiennes et allemandes à dix ans, elle monte à 174 points de base (+1,61%) et les taux continuent de monter. Le BTP s'indique à +4,39% (contre 4,32% hier) et le Bund monte à 2,65% (contre 2,6%).
Piazza Affari, la décision d'Unipol ébranle les banques
Les banques sont le rocher qui est renversé aujourd'hui Place Afari. La nouvelle que le groupe contribue au déclenchement du nouveau tremblement de terre Unipol (-0,71%) a mis en ligne de mire Banca Popolare di Sondrio (+ 1,92%). Unipolsaï (-0,09%) demandé en effet l'autorisation de la BCE de monter à 19,9% au capital de l'institut, dont il détient déjà 9,5%. Une démarche qui pourrait être un prélude à un mariage avec Bper (-3,6%), dont Unipolsai est le principal actionnaire. Ce dernier quitterait ainsi la liste des candidats possibles à un syndicat avec Banque MP, qui n'a pour l'instant trouvé aucun interlocuteur utile ni dans Banco Bpm (-3,09%) ni en Unicredit (-4,99%). La faiblesse du secteur est contagieuse Intesa (-2,25%).
Parmi les pires blue chips du moment il y a aussi Moncler (-4,97%), qui reste alarmé sur les performances de l'économie chinoise.
Les quelques blue chips en hausse sont Leonardo + 0,99% Pirelli + 0,36% Prysmian + 0,11% stellante + 0,08%.